Portrait d’une volontaire dans un CSLD

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Plusieurs membres de l’équipe Montfort se sont portés volontaires pour aller aider les centres de soins de longue durée (CSLD). Qu’est-ce qui motive quelqu’un à aller aider les résidents et les employés de ces centres, surtout en ce moment? Brigitte Dobrzanski nous raconte ce qui l’a inspiré.

Brigitte Dobrzanski est orthophoniste. Dans le cadre de son travail, elle aide les patients qui ont de la difficulté, entre autres, à avaler (déglutition) et à communiquer en raison de problèmes cérébraux ou autres.

En plus de travailler à temps partiel à Montfort, elle a également une clinique privée à Orléans. Avec les débuts de la pandémie, Brigitte a malheureusement dû cesser ses consultations au privé, mais elle continuait à aider à Montfort, par exemple en aidant avec les dépistages à l’entrée de l’hôpital.

Lorsqu’elle a reçu le message invitant les membres du personnel de Montfort à aider les CSLD, Brigitte s’est portée volontaire sans hésiter.

Au début de carrière, Brigitte avait assuré quelques visites dans les CSLD afin d’évaluer des résidents, et savait donc que beaucoup de gens dans ces résidences ont des problèmes de déglutition. 

Après quelques quarts de travail au CSLD Montfort, elle a ensuite été dédiée au Manoir Marochel afin d’éviter de se déplacer entre les deux résidences.

L’équipe de Montfort qui a été aider les gens du Manoir Marochel

Malgré son expérience passée dans des CSLD, « je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre, surtout en temps de pandémie! » avoue-t-elle. Le milieu est différent et pour les résidents, c’est leur maison, leur chez-soi. « Ce n’est pas un milieu de soins aigu, comme à l’hôpital. »

« Je me suis présentée et je suis allée voir tout le monde, j’ai offert mon aide pour alimenter, offrir des soins de base, donner des bains, prendre la température, jaser avec les résidents », se souvient Brigitte.

De belles expériences avec les résidents

Les contacts avec les résidents, ce sont vraiment des belles expériences. Entre autres, Brigitte a pu créer des occasions de communication avec une résidente non-verbale. « Sa communication était limitée par quelques mots d’écrit devant elle, elle me pointait bonjour, comment ça va… Je lui ai créé un moyen de communication qui lui permettait de communiquer davantage, par exemple pour m’indiquer combien de frères et de sœurs elle avait, ou pour qu’on puisse jouer au bingo… J’espère avoir pu apporter un peu de joie dans sa vie et un moyen de communication qui facilitera ses échanges avec le personnel de la résidence. »

« J’essaie de prendre des quarts pendant les heures de repas pour aider les résidents à manger », ajoute-t-elle. C’est ainsi qu’elle a remarqué qu’une autre résidente avait une dysphagie sévère (difficulté à avaler), et que ses repas n’étaient pas de la bonne texture. » 

Après que Brigitte ait fait une évaluation de sa déglutition et assurer les changements avec la cuisine, la résidente lui a dit à son repas suivant, « ah, c’est tellement plus facile! »

« Si la situation se représentait, je serais encore disponible pour offrir mes soins aux résidents des centres de soins de longue durée! » 

Geneviève Picard
Geneviève est directrice de l'équipe des communications à Montfort depuis 2014. Quand elle n'est pas en train d'écrire pour le Journal Montfort, elle est maniaque de lecture, adore le yoga, vient travailler en vélo mais seulement quand il fait beau, et ne fait jamais, jamais la cuisine.