Les ruches de nos bénévoles

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Groupe de personnes en plein air, entourant un buisson de fleurs

La figure de style est facile : nos bénévoles, qui s’activent sans compter pour le bénéfice de la communauté de Montfort, sont comme des abeilles dans la ruche de l’hôpital. Lorsque l’Association des bénévoles a eu l’occasion de parrainer deux ruches d’une jeune compagnie locale, Gees Bees, ils n’ont donc pas hésité.

En retour d’un appui financier, l’Association des bénévoles va recevoir plus de 200 pots de miel à la fin de la saison. La décision des bénévoles de parrainer deux ruches est non seulement une décision…  délicieuse, mais c’est aussi un geste important pour appuyer notre environnement.

En effet, les abeilles jouent un rôle essentiel dans l’écologie : en se promenant de fleur en fleur du printemps à l’automne, elles pollinisent 70 pour cents des plantes qui poussent dans nos fermes. Une monde sans abeille serait un monde incroyablement différent du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.

Cependant, les abeilles sont très sensibles à la pollution, en particulier à certains types d’insecticide; et elles ne sont pas sans ennemi même dans le règne animal. « Cette année, plus de la moitié des colonies sauvages sont affectées par la varroa, une mite qui s’attache au dos des abeilles et affaiblit les ruches », nous explique Lea, qui travaille chez Gees Bees.

Évidemment, la ferme n’utilise pas d’insecticide et on y enlève les insectes et les mauvaises herbes à la main.

Lors d’une magnifique journée d’août, un petit groupe de bénévoles est allé visiter la ferme de Gees Bees, afin de mieux connaitre la vie de « leurs » abeilles.

Au moment de la visite, Marianne Gees, apicultrice et co-propriétaire de la ferme, a affirmé que la ruche des bénévoles était très productive, ayant déjà produit de 50 à 60 kilos de miel à la mi-août.

Parmi les choses que le groupe a appris durant la visite, mentionnons :

  • Il y a 400 différentes sortes d’abeilles en Ontario, et 16 sortes de bourdons.
  • Les races d’abeilles natives d’Amérique ne produisent pas de miel; elles préfèrent polliniser les fleurs natives d’ici plutôt que les fleurs « exotiques ».
  • Les premières abeilles mellifères ont été importées d’Europe vers l’Amérique du nord au début du 17e siècle
  • Les fleurs ne peuvent pas être pollinisées sans l’aide d’abeilles, de guêpes ou de bourdon
  • Les bourdons sont essentiels, entre autres, pour secouer et polliniser les plans de tomates
  • Une reine pond environ 2000 œufs d’abeille par jour
  • Il n’y a que quelques centaines de mâles dans une ruche et ceux-ci n’ont pas de dard
  • Les abeilles peuvent voler jusqu’à 5 km de leur ruche, mais elles préfèrent s’il y a des fleurs plus près
  • En été, les abeilles vivent 6 semaines, et en hiver 5 mois
  • Une ruche peut produire plus de 100 kilos de miel par année; typiquement, les apiculteurs ajoutent des blocs de rayons à mesure que la production augmente pendant l’été.
  • Les abeilles en charge de protéger la ruche se tiennent près de la porte d’entrée de la ruche, mais un peu de fumée suffit à les étourdir et les calmer.
  • Les jeunes abeilles ne piquent pas (elles n’ont pas encore découvert qu’elles ont un dard) et elles restent surtout dans la ruche à s’occuper des larves; il y a donc peu de risque pour l’apiculteur de se faire piquer lorsqu’il manipule les rayons
  • Les abeilles ne piquent que pour se défendre; oui, une piqure d’abeille ça fait mal, mais seulement 1% des gens sont allergiques et nécessitent des soins en cas de piqure.
  • Après la récolte de miel en septembre/octobre, les apiculteurs laissent environ 40 kilos de miel dans chaque ruche, afin que les abeilles puissent se nourrir pendant l’hiver

La visite a pris fin par une dégustation du miel fraichement recueilli dans un rayon de la ruche. Certains se sont resservis plus d’une fois!

La boutique des Gees Bees offre de nombreux produits des abeilles – diverses sortes de miel liquide ou en rayon, ainsi que des produits dérivés de la cire, des grains de pollen, etc. 

Quant aux bénévoles, ils recevront bientôt leurs pots d’or liquide. Vous aurez peut-être la chance de goûter de ce trésor des abeilles dans un avenir proche! À suivre… 

Luan et Audrey ne se sont pas fait prier pour déguster le miel d’une des ruches parainnées par l’Association des bénévoles de l’Hôpital Montfort.
Geneviève est directrice de l'équipe des communications à Montfort depuis 2014. Quand elle n'est pas en train d'écrire pour le Journal Montfort, elle est maniaque de lecture, adore le yoga, vient travailler en vélo mais seulement quand il fait beau, et ne fait jamais, jamais la cuisine.