C’est le sujet de l’heure : les défis en matière de ressources humaines ne sont pas un secret dans le milieu de la santé. Les besoins sont grands, et il manque de gens qui soient en mesure de les combler.

Bien sûr, on aimerait pouvoir faire apparaitre des milliers de professionnels de la santé qui viendraient doter tous les postes vacants… comme par magie ! Hélas, nous ne sommes pas allés à l’école des sorciers. 

Cela dit, c’est parfois dans les moments difficiles que surviennent les idées les plus novatrices, comme celle de repenser aux façons d’intégrer les jeunes professionnel·le·s en soins infirmiers à nos équipes de soins. Plein feu sur cette initiative nouveau genre.

L’histoire d’Audrey

Audrey Rancourt est étudiante en sciences infirmières, mais elle fait déjà partie de l’équipe de l’Urgence depuis plusieurs mois. Certes, il n’y a rien de nouveau dans la présence d’étudiant·e·s au sein de nos équipes ; nous sommes un hôpital universitaire ! La différence, c’est qu’Audrey occupe un poste d’aide-soignante, alors qu’elle complète son parcours académique.

« J’apprécie énormément mon emploi en tant qu’aide-soignante. Depuis que j’ai commencé à travailler à l’Urgence en mai dernier, j’ai eu l’opportunité d’être exposée à plusieurs patients avec des conditions médicales différentes, ce qui m’a beaucoup aidé à développer mon sens critique et mes techniques de soins », explique-t-elle.

Quelle est la différence entre un·e étudiant·e en soins infirmiers et un·e aide-soignant·e ? Bien que les rôles puissent sembler similaires, les postes d’aides-soignant·e·s sont des emplois à part entière, et rémunérés. De tels postes permettent aux étudiant·e·s d’acquérir encore plus d’expérience sur le terrain pendant leur parcours scolaire et de prêter main-forte aux équipes de soins. Sous la supervision d’une infirmière, les aides-soignant·e·s peuvent en effet effectuer plusieurs tâches, comme la prise de signes vitaux, l’évaluation de base des patients, l’administration des médicaments, les prises de sang, etc.

« Je crois que j’ai appris beaucoup plus pendant mes quarts de travail que dans les différents stages que j’ai eus au cours du programme », ajoute Audrey. « C’est une très belle initiative d’avoir l’opportunité d’obtenir ce poste à la fin de la troisième année. Non seulement j’ai pu aider les infirmières, ça m’a également permis de me sentir prête pour ma consolidation à l’Urgence et par la suite pour le poste de HFO* », renchérit-elle.

Faire les choses autrement

Auparavant, les étudiant·e·s devaient avoir obtenu leur diplôme pour obtenir un poste. Maintenant, avec la création du programme d’externe étudiant·e au niveau provincial, et du rôle d’aides-soignantes à Montfort, les étudiant·e·s peuvent se joindre à nos équipes dès leur deuxième année d’étude, soit jusqu’à deux ans plus tôt ! Comme l’explique Simon Lacharité, gestionnaire aux ressources humaines, « on a créé des options dans un marché qui était inexploité. »

Aujourd’hui, un·e étudiant·e·s en soins infirmiers peut donc travailler à Montfort comme externe étudiant·e dès sa deuxième année d’étude, puis comme aide-soignant·e après la troisième année, et finalement obtenir un poste en soins infirmiers, une fois diplômé·e·s.

« C’était une idée qui devait être temporaire, mais ça marche, et on voit que ça peut durer. »

Simon Lacharité, gestionnaire aux ressources humaines

« Dans les autres hôpitaux, les aides-soignantes sont engagées après la consolidation… » explique Audrey, « …mais l’initiative de commencer plus tôt est, selon moi, que du positif autant pour le département que pour les étudiant·e·s qui ont l’opportunité d’avoir ce poste. »

« On est les premiers à les prendre plus jeunes, à les fidéliser plus rapidement, » dit Valérie Dubois Desroches, directrice clinique des soins critiques. « Elles font partie de l’équipe ! C’est bénéfique pour tout le monde : pour nous, pour nos patients bien sûr, et surtout pour nos étudiant·e·s. »

Justement, puisque les externes étudiant·e·s et les aides-soignant·e·s font partie de l’équipe de soins, elles s’intègrent dès lors avec leurs collègues, et tissent des liens. Comme l’explique Audrey : « Ça m’a aussi permis d’apprendre à connaître la merveilleuse équipe de l’Urgence et de renforcir mon sentiment de vouloir travailler ici après ma consolidation. Il y a plusieurs infirmières qui m’ont pris sous leur aile pendant mon travail pour m’impliquer dans les soins et m’expliquer les détails concernant les conditions médicales des patients. Elles m’ont donné plusieurs commentaires positifs sur le fait que les aides-soignantes apportent beaucoup d’aide à l’équipe. »

« Après avoir fait partie de l’équipe pendant deux ans, elles veulent rester ! »

Simon Lacharité, gestionnaire aux ressources humaines

Ça pourrait être vous

L’histoire d’Audrey n’en est qu’une parmi plusieurs, et on ne demande pas mieux que de faire vivre ce genre d’expérience exceptionnelle au plus grand nombre.

Que vous soyez étudiant·e·s et souhaitez approfondir vos compétences tout en poursuivant vos études, ou que vous soyez un·e professionnel·le chevronné·e en soins infirmiers et voulez contribuez à un milieu de travail novateur comme le nôtre, on a une place pour vous. Ça vous parle ? Joignez-vous à nous !

Consultez quelques-uns des postes disponibles à Montfort ci-dessous, et rendez-vous sur notre site web pour en savoir davantage.


*Auparavant appelé Health Force Ontario, le programme HFO se nomme maintenant Garantie d’emploi des diplômés en soins infirmiers (GEDSI).

Martin est conseiller avec l'équipe des communications à Montfort depuis 2014. Quand il n'est pas en train d'écrire pour le Journal Montfort, il est surement en train de visionner en rafale une série sur Netflix, ou d'explorer un quartier branché de la ville – ici ou ailleurs...