Hicham, Ouidade, El Mostafa, Rachid… nos collègues du Maroc

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Situé en Afrique du nord, bordé par la mer Méditerranée et l’Océan Atlantique à l’ouest et par le désert du Sahara à l’est, le Maroc est riche en paysages et en culture. Portrait de quelques collègues de Montfort qui viennent du Maroc.

Ouidade Lachhab, adjointe exécutive à la direction des ressources humaines

Le Maroc est le pays de mes parents; ils sont arrivés en France en 1970. Dans ma jeunesse, une année sur deux, nous faisions le voyage en voiture du nord de la France jusqu’au Maroc pour les vacances d’été. Pour nos parents, c’était le moment tant attendu des retrouvailles avec leur famille. Pour mes frères et sœurs et moi, c’était l’aventure, trois jours de route puis la traversée en bateau. Une fois là-bas, c’était la fête avec les cousins et cousines tous les jours, une immersion totale dans la culture de mes parents. Je m’imprégnais de la langue, des modes de vie et des coutumes locales.

Eté 1992, Ouidade avec sa mère et sa petite sœur durant la traversée en bateau, au loin les côtes marocaines, près du port de Tanger.

Ma famille vient de Khemisset, ⵅⴻⵎⵉⵙⵙⴻⵜ (Khemisset en écriture amazigh) ville berbère d’un peu plus de 100 000 habitants, située à 80 km de Rabat, la capitale, au nord-ouest du pays. La population y parle le berbère (Amazigh) ainsi que et l’arabe dialectal (darija).

Les communautés berbères au Maroc sont les peuples indigènes du pays, installées pour ainsi dire depuis toujours. Dans son histoire plus récente, le Maroc a été un protectorat français et espagnol pendant plusieurs décennies et a obtenu son indépendance en 1956. De ce fait, le français est aujourd’hui toujours couramment utilisé au Maroc et de très nombreux mots français ont été intégrés au dialecte. D’ailleurs, les nouvelles à la télévision sont encore données dans les 4 langues ; arabe, berbère, français et espagnol.

Ce que j’aime du Maroc? Le climat méditerranéen, bien sûr ! Ce que j’aime le plus, ce sont les célébrations traditionnelles, la musique et la danse, l’art de faire la fête en grand à toutes les occasions. Les célébrations se font dans la rue. Tout le monde, les passants se joignent et dansent. Quand j’y allais enfant, il n’y avait pas un jour sans qu’une parade de mariée ne passe dans la rue.

Si vous allez au Maroc, je vous recommanderais d’assister à un spectacle équestre traditionnel, appelé Fantasia ou Tbourida. A l’origine une tradition guerrière, elle fait aujourd’hui partie intégrante du patrimoine et est exécuté à l’occasion de différentes célébrations et festivals.

Je conseille aussi le musée des bijoux à Rabat, installé dans un ancien palais du 17e siècle et qui abrite une magnifique collection d’artisanat, bijoux mais aussi poteries, tapisseries etc. et vêtements traditionnels.


Hicham Saloui, agent en ressources humaines

Je suis né et j’ai grandi dans la ville métropolitaine de Casablanca. Je suis issu d’une famille francophone : ma mère est professeure de français et mon père a fait ses études supérieure en France.

J’ai choisis Ottawa car j’ai voulu faire mes études dans les deux langues officielles du Canada et l’Université d’Ottawa est la plus grande université bilingue au Canada. J’ai décidé de rester car je me suis retrouvé bien ici. J’ai tout de suite développé mon cercle d’amis et j’ai rencontré mon copain qui a certainement joué un grand rôle dans ma décision de rester.

Qu’est-ce qui me manque du Maroc? Nous avons un concept dans notre culture qui s’appelle le « hammam ». C’est un peu un mix entre un bain turc et un spa; un endroit où les Marocains et les Marocaines vont une fois par semaine pour se baigner et se relaxer. Ce qui est le fun c’est que ce n’est vraiment pas cher d’y aller, genre « 10 dollars pour entrer », mais tu as une expérience comme dans un spa. Ça me manque de pouvoir me gâter et me chouchouter dans un spa, sans devoir payer trop cher.

Je suis fan de la mode alors si vous allez au Maroc, je vous conseille le musée Yves Saint Laurent ainsi que le Jardin Majorelle, qui se situent à Marrakech. Je vous recommande aussi la ville de Marrakech en général car elle est tout peinte en couleur ocre. La ville se caractérise par ses petites ruelles charmantes ainsi que beaucoup de chats qui ne cessent de se multiplier.


El Mostafa Bouattane, directeur Performance, aide à la décision et protection de la vie privée

Je suis né dans l’oasis de Figuig et j’ai encore une grande partie de ma famille qui vit là-bas. C’est une belle enfance de grandir dans une oasis au milieu du désert.

J’ai grandi au sein d’une grande famille qui apprécie beaucoup les études et une vie communautaire où la solidarité est une des valeurs principales de cette communauté berbère.

J’aimais les langues. J’ai fait mes études universitaires en français. J’ai aussi étudié l’allemand durant mes deux dernières années de médecine afin de pouvoir continuer mes études soit en Allemagne ou dans un pays francophone ou anglophone.

Ce qui m’a amené au Canada est ma carrière, après que j’ai finit mes études de médecine à Rabat, la capitale du Maroc, je voulais toujours aller continuer mes études médicales dans un autre pays pour une meilleure expérience et enrichir mes connaissances. Comme je suis bon en anglais, j’ai choisi Ottawa pour pratiquer et utiliser les deux langues officielles du Canada.

Je retourne au Maroc en moyenne une fois par année, en été, car j’aime beaucoup la chaleur du désert. J’y vais surtout aussi pour voir ma mère, mes frères et sœurs et mes amis. Je vais aussi là-bas pour contribuer à des projets de développement ou des missions en santé que j’organise avec des collègues et des responsables du gouvernement marocain.

Ce qui me manque du Maroc? En premier ma mère et le reste de ma famille qui vit là-bas, et les amis, la chaleur, la nature et le mode de vie simple et modeste d’une oasis.

Si vous allez visiter le Maroc, je vous recommande de visiter des ksars, qui sont de vieilles maisons qui datent de plusieurs siècles. Ça permet de comprendre l’histoire et le mode de vie des habitants du désert, ainsi que le système de distribution de l’eau, qui est une ressource naturelle très précieuse et rare dans une oasis. Prenez un bain de sable, visitez les champs et les fermes de palmiers dattiers, partagez un repas traditionnel avec une famille et terminez en buvant le thé à la menthe fraîche. Escaladez des montagnes, visitez quelques tentes pour comprendre la vie des nomades qui vivent aux alentours des oasis… Il y a plein de choses intéressantes à voir!


Rachid Bouchaara, analyste en technologies de l’information

Je viens de Salé, une petite ville côtière et ville jumelle de la capitale du Maroc, Rabat. C’est un peu comme Ottawa et Gatineau, avec un pont qui sépare les deux villes.

J’ai passé les 20 premières années de ma vie au Maroc avant de venir à Ottawa pour poursuivre mes études et m’installer pour de bon. C’est ma tante, qui a immigrée au Canada depuis le Maroc dans les années 90, qui m’avait encouragée à venir poursuivre mes études à Ottawa.

J’y retourne une fois par année pour rendre visite à mes parents, ma famille et mes amis d’enfance. Et pour le soleil, la nourriture et être proche de la mer!

Je recommande de visiter les villes impériales du Maroc: Fès, Marrakech, Meknès et Rabat. Ce sont les plus anciennes villes du Maroc. On y trouve beaucoup de monuments, des bâtiments architecturaux, des musées et des marchés artisanaux (tapis, poterie, cuivre, bois …).

Si vous préférez la nature, le Maroc est bordé à l’ouest par l’océan Atlantique et, au nord, par la mer Méditerranée. Au sud, on retrouve le désert du Sahara. Au centre, les chaines de montagnes, qu’on appelle l’Atlas.


Hakima Moktari, travailleuse sociale et psychothérapeute au PSM

Je suis née à Rabat, la capitale du Maroc. J’ai grandis en arabe à la maison, et en français dans ma mon milieu travail.

J’ai travaillé pendant dix ans comme travailleuse sociale dans un hôpital au Maroc. Avec mon mari, nous avons décidé de venir vivre au Canada en 2006. Je me suis inscrite à la maîtrise en service social à l’Université d’Ottawa et je travaille à Montfort depuis 2012.

Hakima lors d’un projet de santé mentale au Maroc, en compagnie d’un groupe de professionnels de la santé (dont El Mostafa Bouattane).

On retourne au Maroc au moins une fois par année. J’y suis aussi retournée avec un groupe de professionnels de la santé, incluant El Mostafa Bouattane, pour un projet dans une région rurale au Maroc. Nous y avons passé une semaine pour explorer les besoins en santé mentale dans la communauté et pour former des résidents.

Ce qui me manque du Maroc? La famille, premièrement!  Mais aussi la culture et les beaux paysages.

Si vous allez au Maroc, je vous suggère de visiter la belle ville de Fès, qui est reconnue comme patrimoine mondial de l’Unesco.


Mohammed Belarbi, chef cuisinier

Le saviez-vous? Tout comme El Mostafa, Chef Mo est lui aussi originaire de la province de Figuig, près de la frontière avec l’Algérie.

Plus tôt cette année il a donné un atelier de cuisine afin de faire découvrir à quelques collègues de Montfort les saveurs et les épices traditionnelles de la cuisine marocaine.