Michelle? Michel? Mychèle? Mme Michel?

173
Mychèle Sabourin et Michelle Dupuis-L'Heureux
Mychèle Sabourin et Michelle Dupuis-L'Heureux

Vous rappelez-vous quand vous cherchiez quelqu’un par son nom dans le bottin téléphonique et que vous en trouviez cinq pareils… il fallait alors regarder l’adresse et son numéro de téléphone pour tenter de discerner quel était le bon?

Ou si vous êtes trop jeune pour le bottin téléphonique… sur Facebook, avez-vous déjà tenté d’ajouter un ami et de devoir observer les photos de profil, la ville et la profession de chaque Michel Parent pour trouver celui que vous avez rencontré hier?

Avez-vous déjà appelé un nom dans une salle d’attente et plus d’une personne s’est levée?

Plusieurs personnes ont le même nom, ou des noms semblables, et c’est pourquoi il est tellement important de toujours faire la double identification de nos patients avant chaque intervention.

Des « Michelles » de l’hôpital partagent avec nous pourquoi et comment elles assurent la sécurité des patients à Montfort, en s’assurant de faire la double identification.

« En clinique externe, je demande au patient de me confirmer sa date de naissance et son adresse avant de commencer la consultation, » explique Michelle Dupuis-L’Heureux, diététiste aux cliniques ambulatoires.

« Il m’est déjà arrivé d’appeler un patient dans la salle d’attente et deux patients se sont levés; un croyant avoir entendu son nom par erreur. La double identification me permet de m’assurer que j’ai le bon patient dans mon bureau. »

« Pour nous, en chirurgie, une double vérification est primordiale et tellement importante afin de protéger et assurer la sécurité de nos patients, » dit Mychèle Sabourin, gestionnaire clinique. « Il est important d’assurer que nous allons faire la bonne chirurgie et administrons les bons médicaments et ce, avant, durant et après l’opération. On demande donc au patient de nous donner son nom au complet et sa date de naissance. On vérifie ensuite les étiquettes sur le dossier et le bracelet du patient puis on demande au patient pour quelle chirurgie il est ici. »

« On lui demande aussi de quel côté sera faite la chirurgie, s’il y a lieu, et nous vérifions que le chirurgien a bien inscrit ses initiales sur les bons membres (coté) qui doivent être opéré», ajoute Mychèle Sabourin. « On peut également lui demander le nom de son chirurgien. Ces vérifications sont faites à l’unité préopératoire, ensuite à la porte avant d’entrer à la salle d’opération, puis en équipe (infirmière, anesthésiste, chirurgien, thérapeute respiratoire) nous faisons un briefing avec le patient en entrant dans la salle d’opération afin d’assurer que nous avons le bon patient et que nous allons procéder à la bonne chirurgie, tel que planifiée. Une pause chirurgicale est également obligatoire avant l’incision afin de s’assurer encore une fois que nous avons le bon patient et que nous allons procéder avec la bonne chirurgie. »

« À l’urgence, j’utilise le nom de famille et le numéro de dossier. J’utilise aussi la date de naissance, et si pertinent, d’autres références comme le médecin traitant, » dit Michelle Lafleur, commis à l’urgence. « C’est déjà arrivé que deux patients aient le même nom de famille. J’organise mon écran Meditech en ordre alphabétique au lieu de par numéro de chambre ou de lit, ainsi je peux facilement voir les patients avec des noms identiques ou similaires. »

Pour bien identifier un patient, il faut toujours utiliser deux identificateurs valides avant d’entreprendre tout service ou intervention. Les identificateurs valides comprennent :

  • Demander son nom et son prénom (ne pas lui dire, pour éviter qu’il ait mal compris et croit que son ait été dit; valider avec le bracelet ou le dossier)
  • Demander sa date de naissance (valider avec le dossier ou le bracelet)
  • Vérifier le numéro d’identification unique, tel que le numéro de dossier clinique
  • Vérifier son numéro de carte santé provinciale
  • Demander son adresse à domicile (lorsque l’adresse est confirmée par le patient ou la famille)

Ces démarches peuvent éviter des incidents préjudiciables, comme le non‐respect de la vie privée, les réactions allergiques, l’acheminement vers la mauvaise famille au congé d’un usager, les erreurs liées aux médicaments et les erreurs sur la personne.

La prochaine fois que vous faites une intervention, pensez aux Michelle de ce monde et identifiez en double!

Gabrièle Caza-Levert

Gabrièle est conseillère avec l’équipe des communications à Montfort depuis 2013. Quand elle n’est pas en train d’écrire pour le Journal Montfort, vous pourrez surement la retrouver sur un terrain de volleyball ou de frisbee, dans la cuisine, à une réunion de famille/d’amis ou en chemin vers sa prochaine escapade.