Le matin du jeudi 26 novembre, Montfort a reçu le mandat d’ouvrir une nouvelle ressource en COVID-19 pour le dépistage, le soutien et l’éducation auprès de la communauté de Vanier. Cinq jours plus tard, le mardi 1er décembre à midi, les portes de ce centre de dépistage satellite ouvraient au public.

Rapidement et grâce à la collaboration de plusieurs parties prenantes, dont Montfort (et un merci particulier à l’équipe du laboratoire et des TIs), Santé publique Ottawa et le Centre des services communautaires Vanier, les résidents de Vanier ont maintenant accès à des services de dépistage et de soutien pour la COVID-19 à même leur quartier, sans devoir se déplacer en voiture.

Ce projet pilote vise à augmenter les tests de dépistage pour les populations vulnérables de cette communauté et à faire une différence au niveau du taux de transmission du virus, non seulement à Vanier, mais à travers la ville au complet.

Le centre situé au 270 avenue Marier est ouvert les mardis et jeudis de 11 h 30 à 18 h et s’adresse principalement aux gens de Vanier qui pourraient avoir de la difficulté à se rendre à un autre centre de dépistage à travers la ville. Non seulement y offrons-nous des tests de dépistage, mais le mandat est plus large : nous y offrons aussi du soutien, des masques en tissu fabriqués par des bénévoles ainsi que de l’éducation au niveau des différents programmes et cliniques disponibles dans leur quartier.

« On a vu qu’il y a avait un besoin important pour la communauté de Vanier d’avoir un point de service au centre de leur communauté. On espère que celui-ci permettra d’éliminer certaines barrières d’accessibilité aux tests de dépistage et c’est la raison pour laquelle nous y avons envoyé une petite équipe de professionnels de la santé de la clinique Ray-Friel », explique Patrick Bériault, gestionnaire de la clinique COVID-19 à Ray-Friel.

« Quand j’ai annoncé ce projet unique à l’équipe du centre Ray-Friel, tout le monde était très engagé à la réussite de celui-ci et plusieurs se sont portés volontaires pour y travailler et faire une différence pour les voisins de Montfort. En plus d’avoir un impact direct sur la propagation du virus grâce aux tests de dépistage, le projet nous permet aussi d’avoir un impact préventif. Par exemple, nous distribuons des masques aux patients et expliquons l’importance de les porter. De plus, grâce à nos partenaires, les patients peuvent bénéficier de services de soutien pendant ces temps plus difficiles, comme des produits alimentaires. La rétroaction que nous avons reçue des patients qui sont passés à la clinique est vraiment positive », se réjouit Patrick.

Vu que ce centre s’adresse principalement aux gens du quartier, la promotion a été faite par Santé publique Ottawa de porte en porte ainsi que par bouche-à-oreille. Bien que notre journée d’ouverture n’a pas eu été aussi occupée que nous l’espérions, on voit maintenant une augmentation rapide des volumes chaque jour.

Qu’est-ce que l’ouverture d’une petite clinique comme celle-ci implique?

La salle avant la transformation

« C’est une question d’apporter l’équipement nécessaire sur place et de mobiliser le personnel requis pour une ouverture sécuritaire », selon Brigitte Chevalier, chargée de projets.

« Il a fallu trouver de l’équipement mobile (sur roues) puisque chaque soir après la fermeture de la clinique satellite, tout doit être rangé pour laisser l’espace à d’autres programmes et services qui partagent le même local. On a dû être créatifs parce que ce site n’a pas d’imprimantes pour les étiquettes du laboratoire et n’a pas de réseau Internet. C’est aussi unique parce qu’on est seulement présents deux jours par semaine. Avec toutes les parties prenantes, on a réussi à trouver des façons innovatrices de créer un environnement sécuritaire et efficace pour tous qui offre la même qualité de service de différentes façons! Ensuite, les équipes de Santé et sécurité au travail et de Prévention des infections sont venues inspecter les lieux pour nous assurer de ne rien avoir manqué. »

Tout le personnel assigné à cette clinique satellite est vraiment indépendant : ils s’occupent de leur tâche et s’occupent aussi de nettoyer et ranger l’équipement à chaque intervention – oui, même les médecins! Ils ont tous su s’adapter pour soutenir la communauté.

Quelle est la prochaine étape?

Au début janvier, les partenaires impliqués dans ce projet pilote vont se réunir de nouveau pour faire un débrief de ce qui fonctionne bien et ce qui pourrait être amélioré pour mieux joindre le public cible et aider à combattre la propagation du virus dans notre communauté.

Gabrièle Caza-Levert
Gabrièle est conseillère avec l'équipe des communications à Montfort depuis 2013. Quand elle n'est pas en train d'écrire pour le Journal Montfort, vous pourrez surement la retrouver sur un terrain de volleyball ou de frisbee, dans la cuisine, à une réunion de famille/d'amis ou en chemin vers sa prochaine escapade.