Protégeons-nous des virus mutants

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Il y a dix ans déjà, on était confrontés à l’épidémie de grippe H1N1. « Ce virus nous a pris par surprise », raconte Geneviève Murchison, une journaliste de Radio-Canada qui a couvert l’épidémie à l’époque. « Il a touché les enfants, les jeunes dans la vingtaine, qui sont normalement peu à risque… »

À Montfort, nos gens s’en rappellent, et plusieurs s’assurent dorénavant de se protéger contre ce virus de la grippe, qui se transforme d’une saison à l’autre pour mieux nous infecter.

France Sansregret, directrice des ressources humaines, se rappelle très bien de la crise du H1N1.

« En 2010, j’ai eu le H1N1 et j’ai passé une semaine au lit. Je n’arrivais pas à m’occuper de moi-même, de prendre soin de mes enfants. C’est la seule fois en 20 ans de carrière que ça m’est arrivé. Je toussais tellement que je n’arrivais plus à respirer.

En plus, j’ai donné la grippe H1N1 à ma fille, qui avait seulement un an et demi à l’époque… et pour elle, ça a tourné en pneumonie.

Femme tenant fièrement une seringue.

Je me suis dit : « Plus jamais je vais être la raison de la maladie de mes enfants! ».

Et ma grand-mère a 98 ans, quand je vais la voir je veux la protéger, pas risquer de la rendre malade.

Depuis 2010, j’amène donc mes enfants pour qu’ils se fasse vacciner contre la grippe à la clinique de santé publique de l’hôpital.

Je mange bien, je me lave les mains, je fais attention… Et je n’ai jamais plus eu la grippe depuis que je me fais vacciner en début de saison. Est-ce que c’est parce que je reçois le vaccin chaque année? Peut-être que oui, peut-être que non. Mais je ne veux plus prendre de risque. »

La grippe, on dirait que c’est encore plus inquiétant quand c’est un de nos proches qui tombe malade. Il y a quelques années, Élisabelle Melançon a probablement plus souffert que son fils quand celui-ci a attrapé la grippe.

« Je travaille en Santé et sécurité… juste d’entendre ‘influenza’ », j’ai des frissons. Je sais ce que ça peut faire.

En plus, en tant que mère, c’est la dernière chose que je veux entendre.

Il y a deux ans, mon fil a eu l’influenza.

Quand le médecin me l’a annoncé, je n’en revenais pas. Je me suis dit : « Où est-ce que j’ai manqué? »

C’ÉTAIT LA PREMIÈRE ANNÉE QU’IL N’ÉTAIT PAS VACCINÉ.

Il a fait une double otite peu de temps après. Les médecins nous ont dit que c’était à cause de son système immunitaire, affaibli par l’influenza. S’en est aussi suivi une crise d’asthme, conséquence du virus respiratoire.

Il ne respirait pas bien, il n’était plus capable de faire des phrases complètes… d’habitude, il parle sans arrêt.

IL N’ÉTAIT PAS LUI-MÊME. LÀ, J’AI VRAIMENT EU PEUR.

On a dû se rendre au CHEO. Plusieurs rendez-vous de suivi ont été nécessaires ensuite. On était souvent rendu chez le pédiatre.

J’ai dû m’absenter du travail pendant plus de 10 jours en tout, sans compter les jours où mon conjoint a pris congé à ma place.

Heureusement, je suis bien entourée. Mon équipe m’a beaucoup supportée et j’ai pu me rattraper en soirée et les fins de semaine, mais je sais que ce n’est pas possible pour tout le monde.

Je me suis beaucoup senti coupable de m’absenter du travail si souvent en peu de temps, mais surtout de ne pas avoir protégé mon fils. J’ai eu beaucoup de peine, c’était très stressant.

Cette année, on va recevoir le vaccin tôt. Dès qu’il est disponible, on va y aller. »

Pour en savoir plus sur la grippe et le vaccin pour s’en protéger, consultez le Portail Montfort.

Martin Sauvé
Martin est conseiller avec l'équipe des communications à Montfort depuis 2014. Quand il n'est pas en train d'écrire pour le Journal Montfort, il est surement en train de visionner en rafale une série sur Netflix, ou d'explorer un quartier branché de la ville – ici ou ailleurs...