Une journée dans la vie d’une commis d’étage

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Les commis d’étage font partie du quotidien pour notre personnel clinique, mais en quoi consiste leur travail, au juste? Nous avons rencontré Diane, Nathalie et Cynthia pour faire la lumière sur un rôle parfois méconnu.

À quoi ressemble une journée typique?

Paperasse d’admissions, de transferts vers d’autres hôpitaux, de congés… les tâches de nos commis se ressemblent de par leur nature, mais leur quotidien n’a rien de prévisible. « Une journée ordinaire? Ça existe pas! », s’exclame Diane Langlais, commis à l’Urgence depuis 10 ans.

Diane Langlais, commis d’étage à l’Urgence, à son poste de travail.

« La priorité, c’est le patient », affirme-t-elle. « Mes tâches sont priorisés par ça : la paperasse d’admission passe en premier, pour que le patient n’attende pas inutilement. » Énergie et patience sont de mise, selon nos commis : « Entre les téléphones, les questions, les dossiers… il faut être capable de jongler avec tout ça en même temps. »

« Il y a des jours où je peux répondre à 150 appels. »

Qu’aimeriez-vous que l’on sache de votre travail?

Cynthia Baron (à droite) et Véronique Martin, toutes deux commis au 4C.

« Il y a toujours quelque chose à faire, à se rappeler », raconte Cynthia Baron, commis au 4C. « Même si ce n’est pas un travail physique, ça demande beaucoup d’énergie. »

« Il y a beaucoup de chose qu’on fait que les gens ne savent pas, qu’ils ne nous voient pas faire », ajoute Nathalie Bourdon, commis au Centre familial de naissance depuis 2006. « Le courrier qui arrive tout seul (on va le chercher en bas), les consultations qui apparaissent dans le dossier (c’est nous qui les avons ajoutées), le nombre d’appels qu’on gère pour en transférer le moins possible à la chef d’équipe », explique Diane. « Je prends beaucoup de notes aussi! »

« Je traite mes papiers comme si c’était ma famille. »

C’est un conseil que Diane n’hésite d’ailleurs pas à donner. « Et c’est bon pour le monde aussi! Traitez-les comme il faut, vous allez être bien traités en retour. La gentillesse, c’est réciproque. »

« Ce qui est le fun, c’est quand on peut aider un patient qui appelle pour un suivi », ajoute-t-elle. « De pouvoir répondre à leur besoin et de voir qu’ils sont contents en bout de ligne… »

Pour quelles raisons vous consulte-t-on le plus?

« On est souvent le premier point de contact, la première personne que les gens voient en arrivant à l’unité », raconte Nathalie. « On est sollicités pour faire des appels, pour programmer des requêtes dans Meditech, pour accueillir les familles qui viennent visiter… »

De quoi êtes-vous le plus fier?

« C’est vraiment une belle unité », dit Nathalie. « Et pas juste à cause des belles fenêtres! À cause de la gentillesse. C’est vraiment une belle équipe. »

Cynthia ajoute qu’elle est fière de faire partie d’une équipe variée, et de pouvoir supporter ses collègues. « Souvent, je trouve qu’on est comme la colle qui tiens le département ensemble », explique-t-elle.

Pour Diane, une source de fierté est de voir le chemin qu’on a parcouru en 10 ans : « On a beaucoup changé, on a amélioré beaucoup de choses. Je suis fière de voir à quel point on est bon aujourd’hui! »

Sur une note plus personnelle, elle nous parle de son parcours. « Avant, j’étais concierge dans une école », raconte-t-elle. « Je suis retourné aux études à 46 ans. J’ai toujours rêvé d’être secrétaire, et là, je suis commis. Pour moi, c’est proche, ça me satisfait », dit-elle fièrement. « J’ai tout le temps dis que je ne [prendrais pas ma retraite] à l’Urgence, mais là oui. Je vais être là jusqu’à ma retraite… mais je vais probablement rester sur appel », ajoute-t-elle, en souriant.

Comment faire le bonheur de nos commis? Prenez le temps de leur dire « merci »!


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Martin Sauvé
Martin est conseiller avec l'équipe des communications à Montfort depuis 2014. Quand il n'est pas en train d'écrire pour le Journal Montfort, il est surement en train d'explorer un quartier branché de la ville, de parfaire ses compétences en photographie, ou de visionner en rafale une série sur Netflix.