Louis Robertson : être bénévole pour faire ressortir le positif

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Quand on lui demande pourquoi il est devenu bénévole, Louis Robertson, retraité de la GRC, répond en plaisantant : « Mon épouse était tannée – elle m’a dit de faire quelque chose et de sortir de la maison! »

En réalité, c’est que, pour Louis, le bénévolat est dans son sang. « Mon père a été bénévole au club Richelieu pendant près de 40 ans. Il a été l’un des membres fondateurs et a organisé plusieurs levées de fonds pour les enfants défavorisés et vivant des difficultés familiales. À l’âge de 10 ans, j’ai commencé à être bénévole… je n’avais pas trop le choix, au fait! » dit-il en riant. « J’étais bénévole à ses côtés pendant les soupers de homard, par exemple. J’ai pris le goût pour le bénévolat dès un jeune âge et j’ai commencé à m’investir davantage là-dedans. J’ai fait du bénévolat dans des centres communautaires, entre autres. C’est là que j’ai découvert une passion pour le développement communautaire. »

Le fait de travailler avec la population et de travailler au développement communautaire a été un fil conducteur tout au long de son cheminement professionnel. Pendant 29 ans, Louis a travaillé à la GRC, notamment en narcotiques et en antifraude. Il constate qu’il a participé au « virage » du service de police alors que celui-ci s’est orienté davantage vers la communauté. « J’ai vu le changement où on visitait davantage les écoles, les foyers et les réserves, par exemple. L’objectif était de passer plus de temps dans la communauté et d’engager dans des conversations avec les gens pour essayer de comprendre le problème et de trouver la source du « pourquoi ». À force de travailler comme policier, j’ai développé une facilité à interagir avec les gens. Mon expérience en antifraude m’a également permis de développer une facilité à rassurer les gens, malgré les difficultés qu’ils pouvaient éprouver. »

Louis aime particulièrement faire du bénévolat auprès des patients en santé mentale et qui ont la démence. Il aime converser avec eux et le défi de les faire sourire.

Les gens vivent des épreuves difficiles. J’aime essayer de remonter le moral un peu, de sortir les gens de leur bulle, de les faire sourire et de jaser avec eux. La vie n’est pas toujours rose. On ne peut pas changer le monde, mais on peut certainement changer la journée de quelqu’un en forçant un sourire ou une parole.

Louis raconte qu’il est prêt à tout pour aider le personnel et les patients : « On m’a demandé de trouver des manchons tricotés. Ce sont des genres de manches que l’on glisse sur les bras des patients pour cacher leur intraveineuse et pour les empêcher de les retirer. On m’a demandé d’en trouver une vingtaine, alors j’ai trouvé un groupe de tricoteuses – des dames d’âge mûr – qui ont accepté d’en tricoter. Mais pas seulement 20… en fin de compte, on devrait en recevoir en quantité industrielle! » raconte-t-il en riant.

Après avoir été policier pendant 29 ans, Louis est heureux d’être bénévole et de voir « le côté positif des gens. Comme policier, j’ai vu le côté plutôt sombre des gens. J’ai rencontré des fraudeurs, des arnaqueurs, des trafiquants de drogues, etc. En arrivant ici, c’est comme si j’étais exposé à un autre côté de la société. Je vois le côté des gens qui veulent aider et qui veulent faire une différence positive dans la vie des gens. »

Pascale Poulin
Pascale est employée à temps partiel de l’équipe des communications à Montfort. Quand elle n’est pas en train d’écrire pour le Journal Montfort, elle assiste à ses cours à l’Université d’Ottawa, adore les cours de groupe au gym, peint des tableaux et explore la gastronomie végétarienne d’Ottawa – même si elle n’est pas végétarienne.