Cher Dr Leduc,

D’abord merci d’avoir pris le temps de me rencontrer pour discuter de votre engagement, j’étais curieuse de comprendre d’où vient votre enthousiasme lorsque vous vous adressez à nous.

Lorsque je vous ai posé la question : « Quelle est la plus belle forme de reconnaissance selon votre opinion ? », la réponse fut : « Les commentaires que me font les gens quand ils me croisent dans les corridors ».

Ça m’a beaucoup touché, considérant la collection de trophées, plaques et autres distinctions qui vous ont été décernés au cours des dernières années.

Dr Leduc reçoit le prix Ilios, lors du Gala du Mérite en 2016

En deuxième lieu, vous m’avez raconté comment Dr Bilodeau a réussi à vous surprendre par une nomination au Gala Astéria en 2016, et ce, pour vous témoigner de notre appréciation. Ça ne devait pas être facile de vous garder en dehors du secret, de là tout le mérite de cette surprise. Nous imaginons bien le discours intérieur que vous deviez tenir une fois l’événement commencé, alors que vous réalisiez que le comité de révision des mises en candidatures, dont vous faites partie, avait oublié de nommer un gagnant pour le prix Ilios. Quel malaise, jusqu’à ce que vous soyez appelé à monter sur scène à titre de récipiendaire. Il devait faire chaud dans vos souliers sachant combien vous avez à cœur la réussite de chacune des initiatives de reconnaissance.

Je voulais aller plus loin dans ma quête de réponses à savoir comment vous avez réussi à si profondément ancrer dans notre culture organisationnelle le concept de valeurs communes.

Si on se fie sur George Lafleur, électricien, tant qu’il y a des clémentines et des barres tendres, il y a de l’amour à Montfort. Faut le faire, quand même : réussir à trouver l’atelier des électriciens pendant une distribution de collations par l’équipe de la haute direction! Étrange, dit comme ça, mais nous sommes émus de vous voir prêt à naviguer chaque racoin de l’hôpital pour vous assurer que tout le monde soit visité et reconnu. Il n’y a rien de banal non plus dans le fait que vous-même et les dirigeants démontriez tant d’intérêt en vous prêtant au jeu de devenir tour à tour nos cuisiniers, distributeurs de bananes et baristas pendant la semaine de reconnaissance, et ce, année après année. Nous l’apprécions grandement.

Pour Josée Marcil, facilitatrice de soins au 3C, l’amour du travail lui vient du temps passé avec ses patients et leurs proches. Elle se sent choyée de pouvoir partager leur quotidien, le temps d’un séjour dans nos murs. Pour Josée, les accompagner dans leur cheminement est la vraie récompense. Elle apprécie d’ailleurs les outils mis à sa disposition par Dr Leduc et son équipe de gestion pour encourager ses collègues et partager les bons coups. Son sentiment d’appartenance n’est que multiplié lorsqu’elle compare son emploi ici à Montfort à d’autres expériences professionnelles, par exemple, dans des hôpitaux aux États-Unis. Ici, elle sent que les gens sont aussi engagés dans la même mission qu’elle. En discutant avec Josée, on comprend sa bonne humeur; quand on aime ce qu’on fait, ça paraît.

Pour Gisèle Muloway, du service à la clientèle de la cafétéria, le message reçu de la part d’une de vos vice-présidentes en personne était pour elle un signe que vous vous entourez bien, que nos chefs sont choisis parce qu’ils sont soucieux des individus tout autant que des résultats. Gisèle a éprouvé une grande stupeur (et ensuite de la joie) en réalisant que des échos s’étaient rendus jusqu’à vos oreilles pour aboutir en carte de remerciement personnalisée et envoyée à son domicile. Quel beau geste, selon elle! Imaginez-vous qu’elle n’avait pas réalisé combien son travail impactait les gens. Elle ignorait même disposer d’une si grande capacité à égayer les gens autour d’elle par son attitude positive, tout comme le fait que sa bonne humeur donnait de l’entrain à ses clients. Son étonnement venait surtout du fait que des grands patrons étaient aussi chaleureux qu’impressionnés par son service à la clientèle.

De son côté, si vous demandez à Alain Dubreuil, archiviste médical, c’est un geste taquin de votre part qui le garde encore aujourd’hui souriant lorsqu’on lui demande comment il trouve son employeur. Il y a quelques années, en remettant sa lettre de démission à titre de président du Club social Montfort (CSM), Alain croyait vous avoir laissé tomber dans un certain sens. Quelques jours ont passés, silence. Puis, vous lui avez demandé de venir à la direction générale. Alain était très nerveux en montant des archives jusqu’à votre bureau, car il croyait… Vous savez… Oh misère! En fait, inoubliable que fut sa surprise de vous y voir l’accueillir en rigolant entouré de l’équipe de la Direction générale et de la Direction des ressources humaines, rassemblés ainsi le temps d’un petit moment ensemble pour le remercier de ces années de rigolos et loyaux services au sein du CSM. Alain était estomaqué – content mais estomaqué – d’avoir fait l’objet d’une gratitude aussi sincère. Néanmoins, ce n’est pas ce qui a le plus retenu mon attention en parlant avec lui. Le plus beau de son histoire se résume en quelques mots qu’il dit si bien : « Montfort a la mémoire des bons coups ». C’est-à-dire que longtemps après votre petite surprise pour lui à la DG, il se pensait bien tranquille, oublié dans son coin, mais non. Voilà que retontit entre ses mains une nomination pour le prix de l’engagement, rien de moins. C’était réconfortant, comme si l’expression « loin des yeux, loin du cœur » ne s’appliquait pas dans notre organisation. Ce fut une grande joie pour lui que de recevoir cet honneur, que ni rien ni personne ne pourra jamais lui enlever. Même s’il n’a pas remporté le prix au final, ce qui compte pour Alain c’est que quelqu’un ait pris le temps de l’honorer en déposant sa candidature. Ce geste était en lui-même une reconnaissance des plus tangibles. Votre poignée de main exécutive lui avait fait chaud au cœur; la nomination lui a donné un coup de foudre pour la ‘gang’ de Montfort.

Puis, il y a des gens plus discrets, que vous voyez moins souvent…. (même si le 745 n’est pas si loin que ça…) et qui ne vous arrêteront pas nécessaire dans un corridor pour vous dire : « Bravo Doc! Ça roule bien. Pas toujours facile dans le milieu hospitalier, au moins ici on a les VALEURS! ». C’est le cas de notre chère Stéphanie Garcia, adjointe à l’ISM, qui ne réalise probablement aucunement à quel point son professionnalisme est d’une rare qualité et que sa présence apporte une si belle énergie aux activités quotidiennes de ses collègues. Interrogée presque malgré elle, car Stéphanie est d’une grande modestie, elle attribue sa disposition joviale et engagée à la manière par laquelle son gestionnaire tient leur équipe soudée, informée et performante. D’abord par un très grand respect des individus et ensuite, par une spontanéité dans sa façon de reconnaître le dur labeur et les succès. Elle expliquait : « Parfois les reconnaissances qui font le plus plaisir sont celles qui font le moins de bruit ». Un petit mot entre deux portes pour féliciter d’un accomplissement, c’est tout ce que ça prend parfois pour renforcer l’engagement du personnel. À votre image, des leaders comme Denis Prud’homme adhérent au quotidien aux valeurs et aux principes de gestion sur lesquels repose l’envergure humaine de Montfort.

Alors que pour une personne comme Jean-François Gauthier, porteur aguerri, c’est la modernité de notre site qui rend son lieu de travail particulier à ses yeux. Oui, il note l’engagement du personnel, mais surtout il souligne son appréciation pour la qualité de nos installations et aménagements, ainsi que les efforts déployés pour y maintenir les standards que vous avez mis en place, directement et indirectement. Pour quelqu’un comme lui qui arpente chaque jour notre institution de long en large, c’est très précieux de s’y sentir bien physiquement.

En toute humilité, je vous remercie, selon moi c’est votre volonté de réussir la mission tout en préservant l’harmonie qui nous distingue et nous propulse comme organisation. C’est à chacun de faire la différence et nous avons les outils pour y arriver.

Comment ça va à Montfort? Bien!

Il y a des trucs pour que tout aille bien et il y a des astuces pour quand les trucs ne suffisent plus.

Chose certaine, un PDG de cœur, c’est le début.

À titre d’employée, je me sens choyée d’avoir accès à des contenus, des intervenants et à des cadres de formation d’aussi haute qualité. Cette situation de nos jours est plus qu’enviable. Faire partie d’une ‘organisation apprenante et enseignante’ est la plus riche des expériences professionnelles.

Bref, I like!

MJO

Marie-Josée Ouellette

MJO est à Montfort ce que le barde dans Astérix est pour son village de Gaulois, et fière de l’être. Ça prend des gens qui réalisent des exploits, et d’autres pour les raconter. Elle pense qu’il y a beaucoup de mérite à tricoter des bas de laine, c’est utile. Par contre, elle préfère réchauffer des cœurs que des pieds, donc comme passe-temps, elle nous écrit.